__« Je suis d'une génération éduquée par les mythes romanesques, la poésie et surtout le cinéma. L'amour, c'est une sorte de course au Prince Charmant. Jamais on ne m'a dis que l'amour était une résultante chimique de tout un tas de facteurs qui m'échappent, comme la compatibilité des gènes ! Dans mon univers, le coup de foudre est quasi divin, pas chimique, la notion d'amour par facteur cognitif ne me parle pas, je ne savais pas que mon corps fabriquait une hormone pour créer la dépendance à l'autre dans le début d'une relation, pour cesser de la produire avec le temps. L'amour que j'attend est brillant pullule de clichés, l'amour que l'on trouve dans la nature n'est que chimique et éphémère, il n'est fait que pour rassembler deux individus en vus de la procréation. [...] J'ai voulu savoir ce que la science racontait à propos de l'amour. La science dit que l'amour est bestial et presque logique. La nature ne prend aucun risques, dès le début elle à mis en place tous les éléments pour que ces créations puissent survivre, donc se reproduire. La chimie est là pour nous forcer à nous attirer. Le problème, c'est que moi je suis guidée dans ma vision de l'amour par mes référence, mon éducation. L'amour que j'attend est celui d'un homme viril mais sensible, galant mais sauvage, romantique mais terre à terre. En aucun cas il ne repose sur une vision conflictuelle de deux créatures guidées par les instincts de la nature pour survivre. [...] L'amour dont je rêvais est paisible et bucolique. L'amour qui peut m'attendre est belliqueux et culturel. »
Les arcanes du chaos – Maxime Chattam